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Départs précoces en agriculture - Analyse d’une situation peu connue

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Publication des Études de l’ASP - 2016

La tendance à la baisse du nombre d’agriculteurs qui existe depuis l’après-guerre s’est largement confirmée dans les quinze dernières années. En parallèle, le nombre d’installations diminue également.

Dans ce contexte, le phénomène de départs précoces, révélé pour la première fois en 2001 par une étude menée par le CNASEA, n’est pas anecdotique, puisque plus d’un quart des départs interviennent avant 56 ans, plus de la moitié avant 61 ans.

Le sujet des départs précoces en agriculture est très peu étudié et ne semble pas faire l’objet aujourd’hui d’une analyse croisée avec les différents indicateurs d’analyse de l’agriculture et de son évolution.

Étudier le sujet des départs précoces, c’est prendre aussi le pouls de l’agriculture française, mais par une entrée non habituelle. Les thèmes qui sont rattachés à ce phénomène sont extrêmement variés : santé, économie, stress, action sociale, suicide, foncier, transmission, impact de l’évolution des politiques agricoles…

L’étude propose un état des lieux des départs précoces en France : en partant de différents constats, elle explore avec la profession et les institutions agricoles les causes et conséquences de ce phénomène de « désinstallation ». Que deviennent les structures d’exploitations, quels impacts sur l’activité agricole, quelles conséquences sociales pour les agriculteurs qui cessent leur activité, autant de questions qui ne semblent pas posées clairement aujourd’hui. Ce travail tente également de mesurer comment le sujet des départs précoces est pris en compte par les acteurs du milieu agricole, et de repérer les moyens engagés pour accompagner les diverses situations de départs précoces.